Le PSE: dates et chiffres

Les chiffres du PSE

345: ce sont les emplois directs sont concernés par le plan social, sur un effectif total de 800. L’intégralité de l’atelier de fabrication et une bonne partie des méthodes sont amenés à disparaître.

600: c’est le nombre de sous-traitants directement ou indirectement menacés, principalement en région Rhône-Alpes.

44%: c’est la hausse des résultats financiers de GE Renewable (= Hydro Grenoble) en 2016

1000: c’est le nombre de créations nettes d’emplois auxquelles s’était engagé General Electric lors du rachat de l’entreprise à Alstom

15%: c’est la part de l’actionnariat global que détient l’état dans l’entité résultant de la fusion General Electric – Alstom Energie

0: c’est le nombre de réactions de l’Elysée face à ce désastre industriel

Les chiffres de l’hydroélectricité

10,8%: c’est la part de l’énergie hydroélectrique dans le mix énergétique français. Une énergie propre et renouvelable, qui est stockable, contrairement à l’énergie éolienne ou photovoltaïque

20 à 30 € / kWh: c’est le prix de l’énergie hydroélectrique, la moins chère de France selon l‘étude réalisée par EDF

1: c’est le nombre de fabricants de turbines hydroélectriques en France. Hydro Grenoble est la dernière entreprise de France à posséder ce savoir-faire

100: c’est le nombre d’années d’expérience d’Hydro Grenoble dans la conception, la fabrication et la mise en oeuvre de turbines hydroélectriques partout dans le monde

Les dates: histoire d’une catastrophe évitable

Février 2014: Arnaud Montebourg, ministre de l’économie, apprend la volonté de General Electric de racheter la branche Energie d’Alstom.

15 mai 2014: le « Décret Alstom » donne à l’état un droit de véto pour protéger ses entreprises dans les domaines stratégique de l’énergie et des transports

5 novembre 2014: Dans ce communiqué de presse, Emmanuel Macron, ministre de l’économie, autorise la fusion Alstom Energie – General Electric . GE détient 50% des parts +1, et l’entreprise passe sous contrôle de la multinationale américaine. L’état assure avoir obtenu un « engagement formel par l’acquéreur de maintenir la pérennité de ces activités, sous peine de de sanction »

De 2015 à 2017: General Electric multiplie les procédures internes, nuisant ainsi à la productivité et la réactivité de l’ensemble des salariés. Le scénario se met en place, comme l’explique Nadine Boux, de l’Intersyndicale, dans son interview. M. Vauclin, de l’Intersyndicale, explique: « Il faut 4 voire 5 validations pour acheter 3 vis pour un engin en panne sur un chantier »

16 juin 2017: Emmanuel Macron, président de la république, reçoit à l’Elysée Jeffrey Immelt, alors PDG de General Electric. Lors d’un entretien avec Paris Match, ce dernier déclare « Emmanuel Macron? Je suis fan. Je l’ai bien connu quand il était conseiller puis ministre de François Hollande »

4 juillet 2017: La Direction de General Electric annonce le début d’une procédure de PSE (Plan de Sauvegarde! de L’emploi) visant 345 postes sur le site de Grenoble. Les salariés tombent des nues: le carnet de commande est plein pour les prochaines années.

19 juillet 2017: début de la consultation des IRP (Instances Représentatives du Personnel) concernant la mise en oeuvre du PSE. Le refus de négocier de la part de la direction est flagrant, le mépris absolu.

et après?

Octobre 2017: fin des accords de prêt des actions Alstom par Bouygues à l’état. Le gouvernement français perd donc le seul levier d’action dont il dispose actuellement dans ce dossier (source: commission des finances du sénat) . Le groupe  Bouygues profitera donc ainsi de la revente d’Alstom d’abord à General Electric, puis à Siemens.

Fin de la procédure de consultation: le délai dans lequel le CE doit remettre son avis à compter de sa consultation pour un PSE concernant de plus de 250 salariés est de 4 mois (source) . Au cours de cette période, l’employeur peut au choix négocier un accord avec les syndicats représentatifs, ou fixer le contenu du PSE de manière unilatérale. En l’état actuel des choses, GE n’a aucune intention de négocier quoi que ce soit.

2019: Revente probable de l’entreprise à un conglomérat chinois. Autant pour l’industrie française…